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Christian BOIS
Fidèle à
"FIDELE A Neuilly"
Nicolas SARKOZY
François FILLON
Échange franc vendredi dernier entre Nicolas Sarkozy et Christian Estrosi, le nouveau maire de Nice et ancien ministre du gouvernement Fillon. Les deux hommes se retrouvent à l'issue de la visite
officielle du président à Monaco. Nicolas Sarkozy prend son ami à part pour lui reprocher ses critiques sur l'organisation de l'UMP : «Tes positions sur le parti m'agacent», lui dit le président.
Réponse du tac-au-tac de l'intéressé : «Nicolas, je te serai toujours fidèle, mais je suis maintenant un homme libre et j'entends le rester». Assistent à la scène le conseiller du président Henri
Guaino et Jean-Louis Borloo qui glisse, admiratif, à Estrosi : «Toi, t'es courageux !»
"Le Figaro"
PARIS (Reuters) - La loi de modernisation de l'économie qui sera présentée ce lundi en Conseil des ministres devrait permettre la création de 50.000 emplois par an pendant les cinq premières années, selon Christine Lagarde.
Dans une interview au quotidien métro, à paraître lundi, la ministre de l'Économie souligne que ce texte vise à faire passer un "grand souffle d'air" sur l'économie française.
"Ce projet de loi s'attaque à des verrous et à des blocages qui ne sont plus supportables dans notre société", explique-t-elle.
Pour Christine Lagarde, le projet de loi s'attaque notamment au problème, actuellement central, du pouvoir d'achat en s'attaquant directement aux prix.
Ainsi, le gouvernement entend permettre aux fournisseurs et aux distributeurs de "négocier les conditions générales de ventes." "Dans ces conditions, les prix seront plus bas qu'avec le système actuel occulte de marges arrières", explique la ministre.
Parallèlement, l'implantation des grandes surfaces sera facilitée dans les villes de façon à les inciter à baisser les prix.
Le projet vise donc à assouplir les règles sur l'équipement commercial notamment pour les magasins de plus de 300 m2 qui sont régis par une réglementation très complexe.
"Le projet de loi supprime les mécanismes d'autorisation très lourds jusqu'à une surface de 1.000 m2. Cela va permettre plus d'ouvertures de magasins", explique Christine Lagarde.
"Les consommateurs pourront choisir. Et on le sait : plus il y a de joueurs, plus ils font jouer entre eux la concurrence. Ça fait baisser les prix et c'est bon pour le pouvoir d'achat", ajoute-t-elle.
Invitée dimanche du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, Christine Lagarde a été interrogée sur les réserves exprimées par le président de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, Patrick Ollier, qui n'a pas garanti le vote de ce dispositif par les députés UMP.
La ministre a répondu avoir mené un "travail étroit de concertation" avec tous les opérateurs et parlementaires pour aboutir "à un texte de consensus."
Elle a cependant souligné qu'il y avait un temps de la concertation, un temps du projet et un temps du Parlement qui est "un temps extrêmement important" permettant le débat.
Priée de dire si elle accepterait des amendements, Christine Largarde a répondu : "Bien sûr qu'on va travailler ensemble."
Gérard Bon
Nicolas Sarkozy entame lundi en Tunisie un séjour de quarante-huit heures largement voué au développement de la relation politique et économique très étroite qui unit la France et son ancienne colonie, à peine perturbée par l'entêtante question des droits de l'Homme.
Après le Maroc et l'Algérie l'an dernier, le président, accompagné de son épouse, conclut chez son homologue tunisien Zine El Abidine Ben Ali sa première tournée des pays du Maghreb.
Il avait par ailleurs effectué un passage en coup de vent à Tunis et Alger en juillet 2007 dans la foulée de son élection.
Alors que la France s'apprête à prendre en juillet les rênes de l'Union européenne, le nouveau partenariat promu par Nicolas Sarkozy entre l'Europe et ses voisins du sud via son projet d'Union pour la Méditerranée (UPM) sera au coeur de cette visite d'Etat. Le président doit y consacrer l'essentiel de son discours devant les étudiants de l'Institut national des sciences appliquées et des technologies de Tunis mercredi.
Si la France n'a obtenu le ralliement de ses partenaires européens qu'au prix de sérieux amendements, la Tunisie a immédiatement soutenu son initiative. A en croire la presse, le président Ben Ali brigue même le secrétariat général de la future entité, qui doit être lancée en grande pompe lors d'un sommet à Paris le 13 juillet.
Sur un plan bilatéral, le séjour de Nicolas Sarkozy aura une nouvelle occasion de célébrer par de nombreux accords la relation "remarquable", "dense" et "apaisée", dit-on à Paris, que la France entretient avec un pays souvent présenté comme son "chouchou" en Afrique du Nord.
La France doit ainsi signer avec Tunis sa première convention de gestion concertée de l'immigration avec un pays maghrébin. Ce texte doit renforcer la lutte contre les clandestins, ouvrir le territoire français à l'immigration professionnelle et favoriser le développement dit "solidaire" entre les deux pays, souligne-t-on à l'Elysée.
Comme c'est devenu la marque de fabrique de sa diplomatie depuis un an, Paris va offrir à Tunis un accès à sa technologie nucléaire civile sous la forme d'accord-cadre de coopération. Identique à ceux paraphés par Tripoli, Rabat ou Alger, ce texte ouvre la voie à l'éventuelle livraison, d'ici quinze à vingt ans, d'un ou plusieurs réacteurs nucléaires.
Fidèle à une autre de ses habitudes, Nicolas Sarkozy, accompagné d'une centaine de patrons tricolores, espère décrocher quelques contrats susceptibles de renforcer la place de la France au premier rang des partenaires économiques de la Tunisie. Des discussions sont en cours entre l'avionneur européen Airbus et la compagnie Tunis Air pour la livraison d'un nombre indéterminé d'appareils et Alstom figure en bonne place pour équiper une centrale électrique. L'Elysée n'exclut pas que ces contrats, pas encore "finalisés", le soient pendant la visite présidentielle.
Dans ce ciel sans nuages, seule la question des atteintes aux droits de l'Homme en Tunisie devrait, une nouvelle fois, perturber le séjour de Nicolas Sarkozy. Régulièrement épinglées par les rapports internationaux, les autorités de Tunis ont interdit cette semaine une mission de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) au motif qu'elle faisait preuve de "partis pris systématiques" contre leur pays.
Les ONG tunisiennes et internationales ont fait savoir qu'elles attendaient un "geste fort" du président français sur ce terrain. L'Elysée a promis qu'il en "dira un mot en public".
11h00 : Point presse hebdomadaire au siège national de l'UMP en présence
de Dominique PAILLE, Chantal BRUNEL et Frédéric
LEFEBVRE, Porte Parole.
8h15 : Dominique PAILLE sera "l'invité" de Radio Classique (101.1)
19h00 : Dominique PAILLE sera "l'invité" de Ruth Elkrief sur BFM
TV
19h15 : Valérie PECRESSE sera l'invitée de "C'est vous qui le dîtes" sur
I>Télé-France Info (105.5)
Propos recueillis par Virginie LE GUAY
Le Journal du Dimanche
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