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Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /Avr /2008 19:42
Delphine de Mallevoüe
04/04/2008 | Mise à jour : 21:19 |
Commentaires 10
.
Luc Ferry doit rendre un rapport en juin sur « les différentes options possibles » pour « la mise en œuvre du service civique ».
Luc Ferry doit rendre un rapport en juin sur « les différentes options possibles » pour « la mise en œuvre du service civique ».

2.458 jeunes ont déjà expérimenté le service volontaire mis en place par Dominique de Villepin.

SOUVENT évoquée, chaque fois abandonnée, l'idée d'un service civique refait surface. Le président de la République vient en effet de charger l'ancien ministre de l'Éducation nationale Luc Ferry d'une mission sur le sujet (nos éditions d'hier) . Des travaux qui consistent « à expertiser les différentes options possibles » pour « la mise en œuvre du service civique », explique l'Élysée, et qui doivent déboucher sur un « rapport opérationnel » en juin. Le caractère obligatoire ou non de ce temps dédié à l'intérêt général n'a pas encore été précisé.

« L'objection de conscience qui survit au service militaire, je n'y aurais jamais cru », ironise un spécialiste du dossier qui voit dans cette mesure un « véritable paradoxe de société ».

L'idée d'un service civique n'est pourtant pas nouvelle. Avant de se retrouver dans le projet présidentiel de Ségolène Royal en 2007, il a été défendu par François Bayrou dès sa campagne présidentielle de 2002.

Dans une version volontaire, ce service existe déjà. Lancé en 2005 par Dominique de Villepin, alors premier ministre, en réaction aux émeutes des banlieues, il a vu 2 458 jeunes s'engager en un peu plus d'un an. Contracté par des jeunes de tous horizons, dont la moyenne d'âge est de 21 ans, il compte beaucoup plus de femmes que d'hommes (61 % contre 39 %).

D'une durée de 6 à 9 mois, ces contrats sont à 96 % effectués dans le milieu associatif, particulièrement dans les domaines de l'éducation, des sports et des loisirs ou encore de la solidarité. Quand ils sont effectués au sein des collectivités, ils sont davantage tournés vers l'environnement et la culture.

 

Un afflux de volontaires

 

Jugé comme un vrai succès par l'opérateur qui les met en œuvre, l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (Acsé), le service civil volontaire vient de se voir confirmer son budget de l'année dernière  huit millions d'euros  pour 2008. « Nous avons eu un envol de demandes pour cette année, confie une responsable de l'Acsé, bien plus que nous ne pourrons en honorer. Les volontaires comme les associations qui les engagent nous donnent des retours très très positifs.  »

Un sentiment partagé par Unis-Cité, le principal mouvement de ces jeunes « engagés », qui loue l'« épanouissement » procuré par ce volontariat. Essaimés aux quatre coins de la France, ils étaient hier quelque mille jeunes de 18-25 ans à mener des actions de sensibilisation dans les rues de Paris. « À l'heure du lancement de la mission Ferry, nous soutenons le développement d'un “service civique universel” qui permette à 50 000 jeunes de s'engager dès 2009 », déclaraient-ils hier.

Luc Ferry devrait travailler étroitement avec Bernard Laporte, le secrétaire d'État chargé des Sports et de la Jeunesse, qui avait précisément relancé cette idée le 5 décembre dernier, lors de la Journée mondiale du bénévolat. En février, il a concrètement instauré une « mission d'engagement civique » dans le domaine du sport, engageant des étudiants à donner 100 heures minimum au sein d'une organisation sportive.

Par Christian BOIS - Publié dans : Actualité politique
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Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /Avr /2008 23:33
 Cliquez sur la photo
et promenez-vous

Par Christian BOIS
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Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /Avr /2008 23:03

http://www.afp.fr/francais/news/stories/newsmlmmd.3df5f87f471c387a150d1a3e31f93979.ab1.html

04/04/2008 20h11 AFP

Des pirates ont pris d'assaut vendredi un grand voilier de luxe français, le Ponant, qui croisait sans passagers au large de la Somalie, une zone réputée pour sa dangerosité, et retenaient à bord une trentaine de membres d'équipage.

Par Christian BOIS - Publié dans : Divers
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Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /Avr /2008 22:45



Cliquez sur la photo


A vous de juger...

Par Christian BOIS - Publié dans : Sports
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Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /Avr /2008 17:40
Lundi 7 avril

8h20 : Eric WOERTH sera l'invité de Jean Pierre Elkabbach sur
Europe 1


Mardi 8 avril

7h45 : Jean Pierre RAFFARIN sera l'invité de "La Matinale" de Canal+

12h40 : Frédéric LEFEBVRE sera l'invité du "débat" de France bleu


Mercredi 9 avril


8h20 : Eric WOERTH sera l'invité de Nicolas Demorand sur France Inter


Par Christian BOIS - Publié dans : Médias
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Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /Avr /2008 09:57
 
"Le Figaro"
Par Christian BOIS - Publié dans : Humour
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Jeudi 3 avril 2008 4 03 /04 /Avr /2008 19:34

Le sommet de l'Otan à Bucarest fera date

jeudi 3 avril 2008 19h02
 

BUCAREST (Reuters) - Élargissement de l'Otan, renforts en Afghanistan, retour de la France dans les structures militaires alliées: le sommet de l'Otan qui s'est achevé jeudi à Bucarest a été l'un des plus importants de son histoire.

Les dirigeants de l'Otan, qui doivent rencontrer vendredi le président russe Vladimir Poutine avant que ce dernier ne passe le relais à Dmitri Medvedev, ont dû mettre les mains dans le cambouis alors que ce genre de grand-messe est en général réglée dans ses moindres détails des semaines à l'avance.

L'élargissement de l'Otan a suscité les débats les plus difficiles et a obligé les Vingt-Six à d'âpres négociations.

Au final, l'Otan a seulement invité la Croatie et l'Albanie à entamer des négociations d'adhésion, mais la Macédoine, l'Ukraine et la Géorgie n'ont pas perdu espoir.

"Félicitations et bienvenue dans la famille", a déclaré le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer, à l'adresse des deux pays des Balkans qui ont atteint leur objectif.

La Macédoine, qui était techniquement aussi prête que la Croatie et l'Albanie et était soutenue par de très nombreux pays, dont les États-Unis, a été victime d'un veto grec.

La Grèce, qui est membre de l'Otan, ne veut pas que la Macédoine adhère sans avoir changé de nom, "Macédoine" étant aussi le nom d'une de sa province la plus septentrionale.

Les autorités macédoniennes ont exprimé leur déception en claquant la porte du sommet mais la Grèce a émis l'espoir qu'un compromis pourrait être rapidement trouvé, ce qui permettrait à Skopje de monter immédiatement à bord.

RENFORTS FRANÇAIS EN AFGHANISTAN

Les dirigeants ukrainien et géorgien sont également repartis de Bucarest sans avoir obtenu ce qu'ils désiraient, un "plan d'action pour l'adhésion" (MAP), première étape vers l'intégration. La France, l'Allemagne et de nombreux pays européens estimaient qu'ils n'étaient pas prêts.

À peine 30% des Ukrainiens sont favorables à l'adhésion à l'Otan et la Géorgie est confrontée aux velléités sécessionnistes de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, très proches de la Russie.

Mais Paris et Berlin ont dû accepter sous la pression américaine que ces pays avaient vocation à adhérer et les ministres des Affaires étrangères de l'Otan ont été chargés de réexaminer leur situation en décembre, ce que Kiev et Tbilissi ont aussitôt interprété comme une "percée historique".

L'autre gros dossier était l'envoi de renforts pour la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) en Afghanistan qui, malgré ses 47.000 hommes, peine à mater l'insurrection des taliban.

Mettant fin à un suspense qui dure depuis plusieurs mois, Nicolas Sarkozy a annoncé l'envoi de 700 hommes supplémentaires dans l'Est afghan, qui combattront aux côtés des troupes américaines déployées à la frontière avec le Pakistan, portant le contingent français à 2.300 hommes au total.

L'arrivée des Français dans l'Est afghan permettra aux États-Unis de déplacer un nombre équivalent d'hommes vers le Sud, où Canadiens et Néerlandais ont réclamé des renforts.

RAPPROCHEMENT ENTRE LA FRANCE ET L'OTAN

Selon des sources diplomatiques françaises, d'autres pays ont promis d'envoyer des troupes supplémentaires: l'Espagne, l'Australie, la Grèce, la Roumanie et l'Allemagne, notamment.

George Bush a répondu à la bonne volonté française sur l'Afghanistan par un appui sans réserve à la création d'une véritable politique européenne de défense.

Selon son entourage, Bush a estimé que "l'Union européenne (devait) être un acteur important sur la scène mondiale, y compris en matière de sécurité".

C'est ce que Nicolas Sarkozy, qui a qualifié les propos du président américain de "tournant historique", attendait pour préciser son projet de retour de la France dans la structure militaire intégrée de l'Otan, qu'elle a quittée en 1966.

"Nous avons besoin de l'Otan et de la défense européenne", a-t-il dit devant ses pairs. "Cela ouvre la porte pour la France à une rénovation forte de ses relations avec l'Otan."

Il a souligné que l'échéance pour une décision était le sommet de l'Otan qui se déroulera au printemps 2009 à Strasbourg et à Kehl, sur la frontière entre la France et l'Allemagne.

Mais il reste à surmonter l'obstacle britannique.

Londres freine des quatre fers sur la montée en puissance de l'embryon de "quartier général" européen chargé de piloter les opérations de maintien de la paix que les Européens mènent sans l'Otan, comme au Congo ou au Tchad.

Londres soupçonne la France de vouloir créer un quartier général rival du Shape de l'Otan et la France aura fort à faire pour convaincre son allié britannique d'aller de l'avant.


A vous de juger... 

Par Christian BOIS - Publié dans : Divers
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Jeudi 3 avril 2008 4 03 /04 /Avr /2008 18:59
Vendredi 4 avril 2008

7h30 : Jean Louis BORLOO sera l'invité politique de Canal+

8h17 : Xavier DARCOS sera l'invité de "I>Matin" sur I>Télé

8h35 : Michel BARNIER sera l'invité de RMC Info / BFM TV

19h30 : Roger KAROUTCHI sera l'invité de "N'ayons pas peur des mots" sur I>Télé

22h40 : Roger KAROUTCHI sera l'invité d'"Esprits libres" sur France 2
Par Christian BOIS - Publié dans : Médias
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Jeudi 3 avril 2008 4 03 /04 /Avr /2008 18:48

Bonsoir Pierre, 

Votre demande d’explication de ma part date du 21 mars. Nous sommes le 3 avril et je n’ai toujours pas répondu.Ne m’en veuillez pas.

Cette réponse est prête mais incomplète en fonction des évolutions à l’UMP Neuilly.

Elle viendra mais seulement après le 18 avril, date à laquelle  je suis cité à comparaître devant la 17 ème Chambre Correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris.

En la circonstance, je veux garder toute ma sérénité et ne pas faire de déclaration a priori.

Merci de votre patience.

Christian

Par Christian BOIS - Publié dans : Divers
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Jeudi 3 avril 2008 4 03 /04 /Avr /2008 18:12



(vidéo)

Avec Christophe Barbier

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Par Christian BOIS - Publié dans : Actualité politique
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Jeudi 3 avril 2008 4 03 /04 /Avr /2008 08:28
Discours prononcé devant l'Assemblée nationale
1er avril 2008



Le 11 septembre 2001, le monde découvrait avec effroi la violence du terrorisme de masse.
Ce jour là, un défi sanglant et morbide était lancé à toute la communauté internationale.
La source de cet attentat ce situait en Afghanistan avec le soutien du régime obscurantiste des talibans.
Dès l’automne 2001, 6 résolutions du conseil de sécurité de l’ONU vinrent préciser le cadre dans lequel devait s’exercer la réponse des nations. La résolution 1368, notamment, ouvrait le droit à la légitime défense, la 1373 appelait à la collaboration de tous les Etats contre le terrorisme, la 1378 définissait le cadre dans lequel devait s’inscrire l’avenir démocratique de l’Afghanistan, la 1386 créait la Force Internationale d’Assistance à la Sécurité dont le mandat a été renouvelé chaque année et étendu progressivement à l’ensemble de l’Afghanistan.

Le 7 octobre 2001, les Etats-Unis engageaient les opérations militaires, épaulés, notamment, par la France qui avait ouvert son espace aérien, noué une coopération navale, offert son appui en matière de renseignements.
Le 3 octobre 2001, Lionel Jospin, alors Premier Ministre, venait dans cet hémicycle pour exposer la position française suite aux attentats du 11 septembre. Puis, le 21 novembre, il venait préciser les termes de l’engagement de la France en Afghanistan. Depuis, cette participation n’a cessé d’évoluer  en fonctions des besoins et des circonstances.

Monsieur le Président,
Messieurs les ministres,
Mesdames et messieurs les députés,

Sur la demande de votre Président, Bernard ACCOYER, et de l’opposition, le Président de la République a souhaité que la représentation nationale soit informée de la politique de la France en Afghanistan. Il a voulu ce débat afin d’éclairer les décisions que prendra notre pays; décisions qui ne sont pas encore arrêtées.

Tout au long de la Ve République, et contrairement à ce qu’on laisse entendre, le Parlement a été régulièrement informé des opérations militaires. Mais il est exact qu’il ne partage pas, sauf exception, la responsabilité de l’engagement de nos forces.

Une raison l’explique.
La Constitution de la Ve République ne le prescrit pas. Son article 35  (« la déclaration de guerre est autorisée par le Parlement ») est aujourd’hui tombé en désuétude. Les formes modernes de la guerre nous ont éloigné de cet article. L’engagement des forces militaires est du ressort du pouvoir exécutif et notamment du Président de la République, chef des armées. Notre situation est, en cela, comparable à celle de la Grande Bretagne. Cette prérogative du pouvoir exécutif n’exclut pas l’information, voire le débat et je souhaite que celui-ci soit utilisé de manière plus systématique.

Et cela d’autant plus que depuis les années 1980, les grands engagements stratégiques et militaires de notre pays ont tous été conclus dans un esprit d’union nationale et nous devons nous en féliciter.

L’implication du Parlement relève de l’information et du débat en fonction des situations.
-    L’opération sur Kolwezi en 1978 avait donné lieu à une information de la représentation nationale, de même que notre intervention au Tchad en 1983.
-    Notre intervention au Kosovo, en mars 1999, avait été l’occasion d’un débat sans vote, deux jours après le début des bombardements.
-    En 2006, un débat a eu lieu deux mois après le vote de la résolution créant la FINUL II. 
-    Enfin, la participation de la France aux opérations militaires en Afghanistan à partir de décembre 2001 a donné lieu à un débat sans vote, après une intervention de Lionel JOSPIN.

Seul notre engagement militaire au cours de la première guerre du Golfe a fait l’objet d’un vote consécutif au débat, selon la procédure de l’article 49 alinéa 1er, c'est-à-dire l’engagement de la responsabilité du gouvernement.
Il s’agissait d’une opération massive analogue à une entrée en guerre contre un Etat souverain qui avait envahi son voisin, et personne ici ne peut confondre cet événement avec celui qui nous occupe à présent.

Dois-je également rappeler que ce vote est intervenu le 16 janvier 1991, à quelques heures du déclenchement des hostilités armées, et alors que l’ensemble du dispositif DAGUET était déjà positionné depuis plusieurs mois ! Certains d’entre-vous ont participé à ce débat et en conservent un souvenir aigu. Pas moi, car je me trouvais à cet instant auprès des forces françaises en Arabie saoudite…

Aujourd’hui, une partie de l’opposition souhaite un vote.
Je lui réponds en reprenant les propres termes de Lionel Jospin du 9 octobre 2001 lors d’une réponse à une question d’actualité posée par Alain Bocquet qui réclamait un débat avec vote : « vous savez – disait-il dans cet hémicycle - que nous ne pouvons pas faire appel à l’article 35, qui prévoit la déclaration de guerre, car ce n’est pas de cela qu’il s’agit; vous savez qu’on peut toujours utiliser l’article 49-1, mais celui-ci suppose un vote de confiance. […] Ce n’est pas un article prévu pour l’engagement de la France dans ce genre d’opérations. Si bien que nous avons utilisé l’article 132 du règlement ».
Je ne puis être plus clair que mon prédécesseur qui avait raison de considérer que la procédure du vote de confiance n’est pas adaptée à l’engagement de nos forces dans une opération de maintien de la paix comme nous en conduisons en Côte d’Ivoire, au Liban ou au Kosovo.

Telle est la situation institutionnelle actuelle.

Cinquante ans après la création de la Veme République, il vous sera cependant bientôt proposé de renforcer le rôle du Parlement en matière de politique étrangère et d’intervention militaire.

L’avant projet de loi constitutionnelle prévoit :
-    Que le parlement sera tenu informé dans les meilleurs délais de l’envoi de nos forces sur des théâtres d’opérations extérieurs. Il autorisera la prolongation éventuelle de ces opérations au-delà de six mois.
-    Que les deux assemblées auront le pouvoir de voter des résolutions.
-    Qu’elles pourront le faire également  sur les sujets de politique étrangère.
Je ne doute pas que ces dispositions feront l’unanimité sur vos bancs !

Mesdames et messieurs les députés,
Nous sommes en Afghanistan depuis décembre 2001 et il s’agit de prolonger un effort engagé de longue date.

Aujourd’hui, avec un peu plus de 2 300 hommes, dont 1700 dans la FIAS, sur près de 61 000, l’engagement militaire de la France la situe au 7e rang des 40 nations contributrices de troupes.
Nous nous plaçons ainsi entre les Pays Bas et la Pologne, loin derrière les contributions de plusieurs de nos partenaires européens, qui sont presque tous présents sur le théâtre afghan : Grande-Bretagne, près de 8.600 hommes ; Allemagne, près de 3.500 hommes ; Italie, plus de 2.400 soldats, Hollande environ 2 000...

Installés autour de Kaboul, les soldats français remplissent des actions de sécurisation ainsi que des missions d’encadrement des troupes afghanes en opération. Ils sont engagés dans des actions de combat. 6 Rafale et Mirage 2000 participent au dispositif allié de protection des troupes. Ces avions sont appuyés depuis le Kirghizistan et le Tadjikistan par des moyens de transport et de ravitaillement en vol. Enfin, une force navale française opère depuis l’Océan Indien dans le cadre de l’opération Liberté immuable.

Depuis plus de 6 ans nos soldats contribuent donc à la sécurisation de l’Afghanistan. J’ai une pensée particulière, empreinte de gravité et de considération, pour ceux qui sont là-bas, qui  risquent leur vie.
A ce jour, 14 de nos soldats sont tombés en Afghanistan. Tombés pour une certaine idée de la dignité humaine à laquelle le peuple afghan aspire. Tombés pour qu’il n’y ait plus de 11 septembre. Tombés pour rendre ce monde plus sûr.
Je sais que votre assemblée soutient nos forces armées et qu’elle ne les oublie pas.

L’Afghanistan ne doit plus jamais redevenir le foyer du terrorisme.
Ce pays encore vulnérable, est un carrefour stratégique sensible où voisinent une Asie centrale qui cherche sa voie, un Iran qui biaise avec les règles de la communauté internationale, une démocratie indienne qui lutte contre la menace d’attentats, un Pakistan qui, possédant l’arme nucléaire, est sous la pression des fondamentalistes.

Mesdames et messieurs les députés,
Quelle était la situation de l’Afghanistan en 2001 ?
C’était une dictature médiévale, un foyer de violence, une base arrière du terrorisme international.
Al Qaïda y avait implanté ses camps d’entraînement.
Des extrémistes, illuminés par une vision dévoyée de l’Islam, y trouvaient accueil et soutien. Sa population était soumise au joug de fer des Talibans : abolition des droits les plus fondamentaux ; oppression de la femme, intolérance érigée en doctrine de gouvernement ; interdiction de la musique, du théâtre, de la télévision ; destruction des bouddhas de Bamyan ; lapidation publique des condamnés.
L’Afghanistan d’avant 2001, c’était 15 millions de femmes sans visage, interdites d’école, privées de soins; c’était 30 millions d’Afghans ployant sous le régime du fanatisme et de la haine.

Depuis 2001, les efforts de la communauté internationale, des autorités locales et du peuple afghan ont commencé à porter  leurs fruits !

-    L’Afghanistan possède désormais des institutions démocratiques. Les femmes y jouissent de droits similaires à ceux des hommes.
-    Le nombre d’enfants scolarisés est passé de 900 000 en 2001 à 6,4 millions aujourd’hui. A Kaboul, il existe désormais 5 universités comprenant 14 facultés et 10 000 étudiants. En matière de santé, la mortalité infantile a baissé de 26%. Aujourd’hui, 80% de la population a accès aux soins contre 8% en 2001. En matière d’infrastructures, 4 000 km de routes ont été construits.
-    En matière économique, les pays de l’OTAN ont conduit plus de 1000 projets de développement pour un coût global de plus de 200 millions d’euros. La croissance de l’économie afghane atteint aujourd’hui un rythme de 13%.
-    L'Union Européenne a engagé une aide de 3,7 milliards d'euros pour la période 2002-2006. 600 millions ont été annoncés par la Commission européenne entre 2007 et 2010. Ces fonds vont principalement à l'amélioration de l'Etat de Droit, à la réforme des services publics et aux infrastructures.
-    A la demande du président Karzaï, la France organisera à Paris, en Juin, une grande conférence, propre à entraîner une mobilisation accrue de la communauté internationale.
-    Dans le domaine sécuritaire, l’armée afghane atteint désormais 50.000 hommes et bientôt 80.000. La France prend une part active à la formation de cette armée. L’Union Européenne et les Etats-Unis travaillent à la mise en place d’une police moderne déjà dotée de 75.000 hommes.
-    70% des incidents sécuritaires sont aujourd’hui cantonnés à 10 % du territoire.

Tous ces succès, mesdames et messieurs les députés, sont encore insuffisants et fragiles. Très fragiles.
Ils réclament de notre part de la persévérance, mais également un renouvellement de la stratégie commune. Un renouvellement pour amplifier la sécurisation du pays, approfondir son développement économique et social, accélérer le plein exercice de la souveraineté nationale par les autorités afghanes.
Ce sont ces objectifs là que le Président de la République fera valoir, demain, à Bucarest.
Comme il l’a indiqué lors de sa visite en Grande Bretagne : «  la France a proposé à ses alliés de l’Alliance atlantique une stratégie pour permettre au peuple afghan et à son gouvernement légitime de construire la paix. Si ces conditions sont acceptées, la France proposera lors du sommet de Bucarest de renforcer sa présence militaire ». 
Voilà ce qui a été précisément dit, et voilà pourquoi je vous indique que les modalités de cet effort ne sont pas encore arrêtées.

Le 26 février, le Chef de l’Etat a écrit à ses homologues de l’OTAN pour leur indiquer ces conditions :
- confirmation par les alliés de leur détermination à maintenir leur effort dans la durée ;
- adoption d’une stratégie politique partagée;
- meilleure coordination des efforts civils et militaires sur le terrain ;
- accroissement de l’effort de formation au profit des forces de sécurité afghanes. Il doit permettre une véritable « afghanisation » de la sécurité du pays, c'est-à-dire la prise en charge par les Afghans de leur propre sécurité – et rien ne nous paraît plus important que cette afghanisation, qui dessine à moyen terme l’autonomie de l’Etat afghan, et l’horizon de notre retrait.

Ces conditions seront débattues demain, et le Président de la République précisera, au regard de vos analyses et aux vues des conclusions du sommet, notre engagement. Celui-ci devra tenir compte de notre dispositif sur place, des réalités de terrain et des réponses de nos partenaires à nos questions. Nos forces armées engagées en Afghanistan peuvent être amenées à s’investir davantage dans les échelons du commandement en particulier à Kaboul, dans la formation de l’armée Afghane, dans les unités réparties dans les provinces d’Afghanistan pour y assurer la sécurité des populations et y garantir les progrès de la reconstruction. Les effectifs pourraient être de l’ordre de quelques centaines de soldats supplémentaires.

Mesdames et messieurs les députés,

Derrière notre débat trois voies se dessinent.
Ou bien nous retirons nos troupes et alors ce serait le signe que nous n’assumons plus nos responsabilités vis-à-vis de l’ONU et que nous rompons la solidarité qui nous unit à nos plus fidèles alliés dont plusieurs s’apprêtent à accroître leurs effectifs. En quelque sorte le sort de l’Afghanistan nous deviendrait indifférent.
Ou bien nous choisissons le statu quo ; et c’est l’enlisement de nos objectifs et l’impuissance de la France à peser sur la stratégie de la communauté internationale.
Ou bien nous accentuons nos efforts dans le cadre des conditions que nous avons posées, et alors nous amplifions ensemble les chances de la paix. 
Cette paix pour l’Afghanistan conditionne largement une part de notre sécurité, et donc de notre liberté. C’est un combat difficile mais c’est un combat qui est juste. 
Par Christian BOIS - Publié dans : Actualité politique
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Mercredi 2 avril 2008 3 02 /04 /Avr /2008 22:03
Par Christian BOIS - Publié dans : Actualité politique
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Mardi 1 avril 2008 2 01 /04 /Avr /2008 23:39

Depuis le 1er mars 2006

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Par Christian BOIS - Publié dans : Statistiques du blog
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Lundi 31 mars 2008 1 31 /03 /Mars /2008 23:06

Larbier

 
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J'avais envie de m'exprimer au sujet de Christophe Barbier "Monsieur je donne des leçons". Diatala l'a fait avant moi et de fort belle manière. Merci Diatala !
Par Christian BOIS - Publié dans : Humour
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Lundi 31 mars 2008 1 31 /03 /Mars /2008 16:09
Faut- il poursuivre l’offensive des réformes si l’intendance ne suit pas ? Ce débat aussi ancien que le déficit du budget de l’État est ravivé avec acuité aujourd’hui. On peut comprendre que la tentation existe, ici et là, de marquer une pause dans l’assainissement des comptes publics. Tentation d’autant plus forte qu’elle repose sur un argument facile à entendre : au moment où l’activité ralentit en France et dans le monde, la politique économique du gouvernement ne devrait- elle pas tendre prioritairement, même de manière provisoire, à soutenir une demande défaillante dans le

« trou d’air »

que nous traversons, pour reprendre le terme utilisé hier par François Fillon? C’est peu dire que la conjoncture économique et sociale complique les ambitions réformatrices du gouvernement. Les déficits se creusent, la croissance faiblit chez nous, chez nos voisins européens et de l’autre côté de l’Atlantique, où la première économie mondiale se trouve déjà en récession. La crise financière s’éternise, sape la confiance dans le système financier et, surtout, restreint un peu partout l’offre de crédits, carburant indispensable au développement de l’activité. Bref, entre l’élaboration du budget l’année dernière et la situation actuelle, les paramètres ont changé du tout au tout. L’économie se trouve dans un cycle descendant qui, plaideront certains, justifie de corriger le cap. L’opposition entre les gardiens d’une ligne budgétaire rigoureuse et les autres n’est pas nouvelle. On se souvient de l’affrontement des deux camps pendant la campagne présidentielle et l’on a retrouvé, après l’élection, des tenants des deux philosophies au sein même de l’entourage du chef de l’État. Ce débat repose en réalité sur un double malentendu. Le premier est qu’il n’existerait plus aucune marge de manoeuvre financière. C’est faux. Celles- ci sont réduites, certes, mais il est possible de dégager des économies tout à fait substantielles dans les budgets de l’État et des collectivités territoriales. Après tout, il n’y a pas de fatalité à ce que les dépenses publiques soient durablement plus élevées chez nous que dans les pays comparables. Il est crucial, en cette période de vents contraires de la conjoncture, que l’effort de rationalisation des dépenses publiques débouche sur de vraies économies. Le gouvernement sera jugé sur sa capacité à changer le cours des choses en la matière. Le second malentendu est que la politique budgétaire serait l’alpha et l’oméga de toute politique économique. Autrement dit, que pour faire passer des réformes, l’État doit pouvoir distribuer de l’argent. Et qu’il serait donc impossible de réformer puisque les caisses sont vides… François Fillon veut démontrer le contraire aujourd’hui en mettant en avant un projet de loi de modernisation de l’économie expurgé des mesures les plus coûteuses. La croissance et l’emploi passent aussi – surtout ? – par des mesures qui ne coûtent rien au budget. Si le gouvernement a été trop timide jusqu’ici, notamment dans le domaine de la distribution ou vis- à- vis des professions réglementées, il est temps d’aller plus loin.

"Le Figaro"


Par Christian BOIS - Publié dans : Actualité politique
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