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Christian BOIS
Fidèle à
"FIDELE A Neuilly"
Nicolas SARKOZY
François FILLON
François Fillon (Sipa)
déclaration du Premier ministre François Fillon sur les conséquences de la tempête dans le sud ouest de la France, lundi 26 janvier 2009
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Les élus de Neuilly demandaient l'enfouissement partiel de la RN 13 à Neuilly-sur-Seine, ils pourraient hériter d'une promesse d'enfouissement total. C'est la préconisation rendue ce mardi par le comité de pilotage sur un réaménagement de la RN13.
Cinq projets étaient examinés. «Un certain nombre d'études techniques, à mon sens, doivent être abandonnées pour assez rapidement se focaliser sur une, voire deux» hypothèses, a déclaré devant la presse le préfet d'Ile-de-France, Daniel Canepa, à l'issue de la deuxième réunion sur le sujet.
Leparisien.fr avec AFP
MATIGNON Le chef du gouvernement ne veut pas de « stars » dans son équipe. LE « ROMANTIQUE ombrageux » vous salue bien. François Fillon a volontiers repris à son compte cette formule journalistique, hier, à Matignon lors de ses voeux à la presse. Cérémonie au cours de laquelle il a comparé les journalistes aux « félicités de la vie » . Le premier ministre a ainsi voulu prendre sa revanche sur des médias qui lui donnaient, à l’entendre, « quelques mois de sursis » .
Bref, hier, c’était Fillon tel qu’en lui-même : grinçant, imperturbable aux bruits du microcosme, plus détaché que jamais. Mais déterminé à poursuivre les réformes « sans changer de rythme » . Car les critiques semblent glisser sur cet homme avare de confidences, commel’eau sur les plumes du canard. Alors qu’on lui fait remarquer que l’annonce du remaniement juste avant son discours est une mauvaise manière de l’Élysée, il affecte le détachement : « Eh bien c’est fait. Cela fait tellement longtemps que vous m’énervez avec ça. » L’heure du remaniement, il l’aurait en réalité coordonnée directement au téléphone avec Nicolas Sarkozy afin de pouvoir le commenter.
Au passage, le premier ministre tient à montrer qu’il a eu son mot à dire sur le remaniement. « C’est moi qui ai appelé Nathalie KosciuskoMorizet ce matin pour lui proposer l’Économie numérique » , confie-t-il. Il reconnaît qu’il a renoncé à nommer le sénateur MPF de Vendée Bruno Retailleau (lire ci-dessous).
Si ses voeux ont été éclipsés par le remaniement, Fillon en a profité pour mettre en garde son équipe. « En 2009, il ne pourra pas y avoir de place pour les improvisations des uns ou les états d’âme des autres. »
Le « devoir d’humilité »
Se décrivant comme un premier ministre de crise, il en appelle au « devoir d’humilité » . « Nous ne sommes pas des vedettes, nous ne sommes pas des stars, nous sommes des Françaiscommeles autres. Il n’y a pas de place dans le gouvernement pour les success stories. » Voilà les « stars » du gouvernement, Rachida Dati en tête, prévenues.
Entre les lignes, François Fillon se démarque aussi de Nicolas Sarkozy, qu’Alain Duhamel décrit dans son dernier livre, La Marche consulaire (Plon), en « stardela politique » . Fillon aime rappeler qu’il a refusé « trente-cinq fois les invitations de Marc-Olivier Fogiel » à la télévision. « Le “Grand Journal” de Canal + (dont il était l’invité mardi soir), c’est le maximum que je puisse faire. Et encore, ajoute-t-il, parce que c’est la seule émission d’information que regardent mes enfants ! » Pour le premier ministre, « la peoplisation a des effets immédiats sur la cote de popularité, mais à long terme, c’est terrible pour la crédibilité » .
S’il se démarque du style Sarkozy, il sait aussi prendre sa défense avec vigueur. Rejetant l’accusation de bonapartisme portée à l’encontre du chef de l’État, Fillon juge la caricature « injuste et totalement déplacée » . Un « mauvais procès » , lâche-t-il, qui vaudra à ses auteurs « un jugement ironique de l’histoire » , assène-t-il, visant pêle-mêle la une du Point et son titre « Nicolas Bonaparte », mais aussi les livres d’Alain Duhamel et Patrick Rambaud.
Fidèle à sa réputationd’homme austère, Fillon ne compte pas changer en 2009. Sentencieux, il soupire : « Un premier ministre n’est véritablement heureux que si la France l’est. » Or, sur ce point, il ne promet pasdemiracle. Il invite sa majorité à se concentrer sur son plan de relance – « le plus important d’Europe » – mais qui ne donnera pas, selon lui, « d’effet avant l’été » .
Il ressuscite « la bataille pour l’emploi » , formule chère à son prédécesseur Dominique de Villepin. Incapable d’évaluer la longueur de la crise, le premier
ministre invite enfin sa majorité à taire ses « bisbilles inutiles » pourmieuximaginer « la France d’après la crise » . Sa sciatique n’étant plus qu’un mauvais souvenir, Fillon se sent
prêtàaffronter la période de crise. Il se réjouit même de recommencer « à courir à 10 km/h sur un tapis mais, dit-il, j’y vais encore mollo ». Preuve que si Fillon plie parfois, il ne rompt
pas.
Le Figaro 16 janvier 2009 BRUNO JEUDY
GOUVERNEMENT Le ministre du Budget, Éric Woerth, était l’invité hier du « Talk Orange-Le Figaro ». « JE NE ME suis pas posé la question. » Reçu quelques heures après le remaniement, Éric Woerth assure que « tout son temps est occupé par les questions que lui pose (son) portefeuille » , et pas par des velléités à changer de ministère. Ce n’est en tout cas pas « parce que la situation financière est tendue » qu’il pourrait aspirer à de nouvelles fonctions, même si Éric Woerth reconnaît « bien entendu être prêt à changer d’affectation ou de responsabilités si le président ledemande ».
Le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique a vu toutefois le périmètre de son action étendu hier. Nathalie Kosciusko-Morizet n’hérite pas de l’Évaluation des politiques publiques, composante du portefeuille d’Éric Besson qui échoit à Woerth. « Le président et le premier ministre me l’ont annoncé aujourd’hui, se réjouit-il. Ce qui est assez logique et cohérent puisque l’évaluation de l’efficacité des politiques publiques complète mes attributions sur la réforme de l’État. »
« Ce remaniement n’est pas un remaniement politique, prévient cependant le ministre. Le président ne veut pas opposer à une crise profonde et aux inquiétudes et souffrances des Français une réponse politique qui se résume à des changements de ministres. »
Cohérence et efficacité
D’ailleurs, il comprend que François Fillon ait indiqué qu’il visait l’ensemble de la législature : « François a le temps pour lui. Il fallait que cela se cale un peu avec le président. Mais maintenant ils sont l’un et l’autre dans une logique très cohérente et très efficace. » Quant à Éric Woerth, il retrouvera sa place à la réunion du G7, rebaptisé « Cercle restreint des ministres », aujourd’hui à l’Élysée. Mais il ignore si Xavier Bertrand et Éric Besson y seront : « Le président y invite qui il veut, je n’écris pas les invitations », précise-t-il simplement. Quant aux régionales en Picardie, il a précisé que Xavier Bertrand et lui, les deux ministres de la Région, soutenaient la candidature de la maire UMP de Beauvais, Caroline Cayeux.
PARLEMENT.Le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer, a fait de nouvelles propositions au PS. LAURENT FABIUS est sorti hier de sa réserve pour accuser le gouvernement de vouloir « mettre à bas les droits du Parlement » . Critiquant la loi organique sur la réforme de la procédure parlementaire, dont l’examen a débuté en fin de journée à l’Assemblée, l’ancien premier ministre socialiste a estimé que le droit d’amendement avait « permis que s’installe dans l’opinion des débats bienvenus » sur les nationalisations ou plus récemment sur l’audiovisuel.
Très remonté, François Fillon a rétorqué que « personne ne peut contester qu’il faut rationaliser les débats », et appelé les députés à « négocier ensemble (…) le temps des débats sur les grands sujets ». Rappelant qu’au Parlement britannique comme au Parlement européen, la durée des débats est fixée par motion, le chef du gouvernement a rappelé au patron des députés PS Jean-Marc Ayrault que ce dernier avait vivement protesté en 1998 quand Christine Boutin avait parlé pendant cinq heures vingt-cinq contre le pacs. « Naturellement, aujourd’hui, elle le regrette » , a ironisé Fillon, à l’adresse de la ministre du Logement, présente à son côté.
Une délégation du groupe PS conduite par Jean-Marc Ayrault et trois anciens présidents PS de l’Assemblée (Laurent Fabius, Henri Emmanuelli et Louis Mermaz) a été reçue hier matin par l’actuel président UMP de l’Assemblée, pour lui demander de retirer de la loi organique l’article 13, qui concerne le droit d’amendement. Bernard Accoyer a répondu en proposant d’instaurer une durée minimum d’examen d’une semaine, si un président de groupe le demande. « C’est anecdotique et dérisoire », a lancé Ayrault.
Le groupe PS a déposé plus de 4 800 amendements, « dont 150, identiques à la virgule près, déposés 22 fois », a dénoncé Jean-François Copé. Un millier d’amendements ont été déclarés irrecevables par Bernard Accoyer. Le président du groupe du Nouveau Centre, François Sauvadet, a pour sa part affirmé avoir reçu « des garanties » de Nicolas Sarkozy et de François Fillon au sujet du droit d’expression « des groupes minoritaires ».
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Visite du Premier Ministre François Fillon dans les ateliers de la RATP à Nanterre
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