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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 20:12

FRANÇOIS FILLON - CONSEILLER POLITIQUE DE NICOLAS SARKOZY ET UN DES POSSIBLES PREMIER MINISTRE

Nos réformes applicables dès l'été

Le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou a été plutôt de bonne tenue. N'avez-vous pas surréagi à leur volonté d'échanger entre les deux tours ?

Nous ne sommes pas sous la IVe République : à l'issue du premier tour, il y a deux finalistes : Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. C'est entre eux que le débat doit s'organiser. Projet contre projet. Les Français en ont d'autant plus besoin qu'ils en ont été privés en 2002.

Avez-vous suffisamment tendu la main au centre ?

Nous tendons la main à tous les Français. Depuis le début de cette campagne, la brutalité et l'exclusion ne viennent pas de notre côté. Je n'ai jamais entendu Nicolas Sarkozy émettre la moindre remarque désagréable à l'égard de François Bayrou alors que, depuis trois mois, ce sont des insultes permanentes, y compris personnelles.

Que pourriez-vous mettre en avant dans les derniers jours pour ramener à vous une partie de l'électorat centriste ?

La vision économique de François Bayrou est clairement la même que la nôtre : libération du travail, refus de l'assistanat, politique spécifique pour les petites entreprises... Notre priorité, c'est de créer de la richesse, plutôt que de partager la disette. L'autre point commun, c'est notre volonté de rupture dans la façon de faire de la politique.J'en veux beaucoup à François Bayrou de caricaturer la personne de Nicolas Sarkozy qui n'est pas un homme « sectaire », mais au contraire un homme ouvert et libre. Comme lui, nous voulons renforcer le rôle du Parlement, moderniser le dialogue social, favoriser les contre-pouvoirs. Sur les institutions, nous sommes ouverts aux discussions à condition de ne pas remettre en cause le principal acquis de la Ve République : une majorité pour gouverner.

Comme chaque 1er Mai, les syndicats manifestent demain. La CGT a des mots extrêmement durs pour le candidat UMP. Craignez-vous que ce rendez-vous se transforme en mobilisation anti-Sarkozy ?

Nous avons rencontré presque tous les leaders syndicaux. Ils ne sont pas dans cette attitude d'ailleurs antidémocratique. Libre à l'extrême gauche de faire ce qu'elle veut. Les tentatives de « diabolisation » de notre candidat ont eu un effet : il a réalisé le meilleur résultat d'un premier tour d'élection présidentielle depuis trente ans ! Ce qui est dangereux pour la France, c'est l'incompétence, c'est l'amateurisme institutionnel, c'est l'absence de conviction, c'est la tentation des combinaisons de partis, l'alliance des contraires, pas Nicolas Sarkozy !

Et la CFDT pourrait-elle être le partenaire de vos réformes ?

Les 85 % de participation au premier tour de l'élection sont un signal fort : les Français ont voté pour le changement. J'appelle les syndicats à constituer un pôle réformiste. Que la CFDT en soit l'un des acteurs principaux ne m'étonnerait pas. J'espère qu'elle sera suivie par d'autres. Mes contacts avec FO, la CFTC ou la CGC, ces derniers jours, m'incitent plutôt à l'optimisme.

N'y a-t-il pas quand même un risque que les réformes provoquent des conflits sociaux dès le début du quinquennat si Nicolas Sarkozy est élu ?

Sur le fond, il est normal que la perspective d'un changement de fond provoque des inquiétudes chez ceux qui se sont installés dans l'immobilisme. Mais, sur la forme, il n'y a pas d'inquiétude à avoir. Nicolas Sarkozy a été ministre de l'Intérieur et des Finances : y a-t-il eu des conflits sociaux ? Non. Il est très volontaire, mais il a aussi de l'expérience. S'il est élu, il accordera toute sa place au dialogue social, y compris en réformant les règles de la démocratie sociale.Les organisations syndicales doivent anticiperla façon dont Nicolas Sarkozy va faire évoluer ces règles. Il ne faut pas qu'elles imaginent que le lendemain du scrutin, tout repart comme avant, avec les méthodes d'avant. Elles devront réfléchir elles-mêmes à leur rénovation. Notre objectif n'est pas de les affaiblir mais au contraire de leur confier plus de responsabilités pour peu qu'elles épousent les évolutions de la société française telles que cette élection les dessine.

Ne craignez-vous pas un mouvement dans les banlieues ?

Je n'y crois pas ! Cela fait partie des chiffons rouges éculés que la gauche agite pour essayer de gagner en suscitant la peur parce qu'elle n'arrive pas à convaincre sur ses propositions. Pour notre part, nous avons bien l'intention de traiter au fond la question des banlieues. Dès l'été, un véritable plan Marshall, comme l'a proposé Jean-Louis Borloo, sera décidé.

Sur le service minimum, vous avez un peu bougé, en renvoyant une loi à la rentrée...

Il n'y a pas de raison de tergiverser. Ou les partenaires sociaux sont capables de proposer rapidement une solution, ou bien le Parlement devra rapidement trancher. Pourquoi ? Parce qu'une immense majorité de Français attend depuis des années de ne plus être prise en otage par les conflits sociaux dans les services publics. Quand 85 % des Français se déplacent pour voter, alors qu'ils ne le faisaient plus, c'est qu'ils espèrent un vrai changement. Nous n'avons pas le droit de les décevoir.

Quelle autre mesure sociale jugez-vous prioritaire ?

Le plein-emploi grâce à la libération du travail. Le mythe du partage du travail a dominé la pensée politique depuis vingt ans. Le résultat est là : malgré l'amélioration des chiffres du chômage, les meilleurs depuis 1983, nous sommes au 25e rang des pays européens ! La rénovation du dialogue social. L'objectif est d'arriver à ce qu'une grande partie des décisions prises aujourd'hui par le législateur en matière de droit du travail puissent l'être par les partenaires sociaux au niveau le plus pertinent, interprofessionnel, dans les branches et surtout dans les entreprises, ce qui suppose une meilleure représentativité, la liberté de candidature au premier tour des élections professionnelles et, progressivement, la généralisation de l'accord majoritaire.

Que va faire le gouvernement, si vous l'emportez, pendant le mois qui sépare les législatives du second tour ?

Dès la première semaine, Nicolas Sarkozy veut une rencontre avec les partenaires sociaux pour fixer la méthode, l'agenda et le calendrier. Le gouvernement préparera aussi les textes qui seront soumis au Parlement dès que l'Assemblée sera élue.

Aucun texte ne sera présenté en Conseil des ministres avant les législatives ?

Si, au contraire, car nous voulons être prêts à travailler et à légiférer dès l'installation du nouveau Parlement.

Y aura-t-il, dans ce premier mois, des mesures symbolisant la « rupture » qui ne nécessitent pas de passer par la loi ?

Nicolas Sarkozy a déjà prévenu que la composition du gouvernement serait une vraie rupture : 15 ministres, pas plus. La parité et l'ouverture. La nouvelle architecture ministérielle qu'il envisage devra refléter les priorités de son projet politique et permettre une réelle modernisation de l'action publique. Elle sera définie ultérieurement par une loi organique qui permettra d'éviter les changements incessants qui rendent impossible tout effort de rationalisation. Chaque ministre recevra un contrat de mission avec des objectifs précis et quantifiés sur la réalisation desquels il devra rendre compte chaque année.

Pour les ministères économiques et sociaux, qu'envisagez-vous ?

D'un côté, un ministère regroupant l'ensemble des comptes publics, y compris sociaux, de l'autre, un ministère de l'Economie et de l'Emploi. Nous ne voulons pas d'un ministère de l'Economie dont la logique principale est la gestion du budget. En face, nous voulons un pôle social fort regroupant toutes les compétences sociales. Le tout doit aboutir à la constitution d'une équipe resserrée et cohérente qui gère de manière collective. C'est la condition de la réussite d'une profonde réforme de l'Etat.

Le programme de la session extraordinaire du Parlement de juillet est-il calé ? Y aura-t-il, par exemple, la création d'une franchise sur les dépenses d'assurance-maladie ?

Non. La question du financement de la protection sociale demandera un travail approfondi de concertation. Lors de la session de juillet, nous souhaitons, si les Français nous font confiance, instaurer le service minimum, créer des peines planchers pour les multirécidivistes et réviser l'ordonnance de 1945 sur les mineurs délinquants. Changer les règles du regroupement familial. Rendre possible le choix entre la récupération des jours de RTT ou du salaire supplémentaire, décharger et défiscaliser les heures supplémentaires, permettre la déductibilité des intérêts d'emprunt pour l'achat de la résidence principale et supprimer les droits de successions pour l'immense majorité des ménages français. Défiscaliser le travail étudiant, autoriser le cumul emploi-retraite et supprimer les dispenses de recherche d'emploi. Sans oublier naturellement l'autonomie des universités.

Ne craignez-vous pas un mouvement étudiant ?

Nous avons travaillé très en amont avec la communauté universitaire, même si cela ne nous met pas à l'abri de réactions catégorielles et politiciennes. Cela fait vingt ans que rien n'a été fait pour relancer nos universités et moderniser leur gestion. La sanction de cette impuissance est le recul de toutes nos universités dans les classements internationaux et la faiblesse du nombre des diplômés de l'enseignement supérieur par rapport à nos voisins européens ou aux Etats-Unis. C'est pourquoi nous voulons agir dès l'été. Notre méthode sera souple puisqu'elle offrira un choix aux universités : le statu quo ou l'autonomie. Je fais le pari que le mouvement s'enclenchera vite et qu'il sera profond.

Que mettez-vous concrètement derrière le terme autonomie ?

L'autonomie de recrutement, de financement, de gestion du patrimoine immobilier ; la possibilité d'organiser l'orientation de façon plus personnalisée, de fixer des objectifs sur les capacités d'accueil des différentes filières, la liberté de s'associer avec des partenaires scientifiques ou économiques.

Comment sera financé le collectif budgétaire de l'été ?

Toutes les décisions fiscales seront des mesures de relance de l'économie. Nous avons toujours dit que, comme dans une entreprise, il faut commencer par budgéter les frais de restructuration. Restructurer, c'est investir pour réaliser des économies. En outre, nous allons engager une révision générale des programmes, dont nous attendons plus de 14 milliards d'euros d'économies en cinq ans.

A court terme, il y aura donc une aggravation de déficit... Comment éviter le scénario de 1995 et de 2002 qui a consisté à faire de la relance, à creuser les déficits, puis à s'efforcer de les réduire ?

En engageant rapidement des réformes de structure importantes sur les retraites, le marché du travail, la Sécurité sociale, le fonctionnement de l'Etat.

Où trouver les économies ?

En plus du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partants à la retraite, beaucoup de nouvelles voies sont à explorer. La maintenance des équipements publics qu'ils soient civils ou militaires est-elle optimisée ? Pourquoi l'administration de l'Etat n'a-t-elle pas suffisamment évolué en fonction des progrès de la décentralisation ou de ceux de l'unification européenne ? Pourquoi les résultats de notre système d'enseignement secondaire sont-ils moins bons que ceux de beaucoup de pays européens alors que les élèves français ont, en moyenne, 200 heures de cours de plus que la moyenne européenne ? La question des relations financières entre l'Etat et les collectivités locales n'est pas un sujet tabou. Le désendettement concerne toutes les composantes de l'Etat. Comment le réaliser si, à périmètre constant, les concours aux collectivités locales augmentent chaque année deux fois plus que l'inflation ?

Ne faut-il pas pour cela réduire le nombre d'échelons ?

Si, sans doute, mais cela prendra du temps ! J'ai dirigé trois collectivités territoriales et je peux vous dire que la baisse de la dépense publique et la synergie des politiques locales ne sont pas vraiment des priorités.

Nicolas Sarkozy veut cibler davantage les allégements de charges sociales - 22 milliards d'euros - en les liant par exemple aux augmentations de salaires...

Cela fera l'objet d'une négociation avec les partenaires sociaux. Il faut faire preuve de pragmatisme car les allégements de charges sont un élément de la compétitivité de notre économie. Une baisse brutale se traduirait par une augmentation immédiate du coût du travail et une poussée mécanique du chômage. L'objectif devrait être de remplacer ces allégements par une baisse équivalente des prélèvements sur les entreprises. La réflexion promise par Nicolas Sarkozy sur la TVA sociale constituera un élément supplémentaire de cette remise à plat destinée à répondre au défi des délocalisations et de la désindustrialisation sans rien sacrifier à la protection sociale.

Sur la TVA sociale, l'expérimentation va-t-elle être lancée rapidement ?

Nicolas Sarkozy a deux priorités. La première est de mettre le sujet en discussion avec nos partenaires européens. Les Allemands ont une expérience sur ce sujet qu'il convient d'analyser. La deuxième est de trouver des secteurs où elle puisse être expérimentée dès 2008.

L'idée d'une possible réindexation des salaires sur les prix a suscité des réactions très négatives. Quelle est votre position ?

Nicolas Sarkozy n'a jamais proposé d'indexer les salaires sur les prix mais seulement d'ouvrir de nouveaux champs de négociation aux partenaires sociaux sur la question salariale. Qui pourrait se plaindre d'un surcroît de liberté dans le dialogue social ?

Vous êtes souvent présenté comme possible Premier ministre. Avec Nicolas Sarkozy à l'Elysée, cette fonction sera-t-elle autre chose qu'un secrétaire général de l'action gouvernementale ?

Ne mélangez pas les échéances. Le choix du Premier ministre dépendra de la situation politique créée par le second tour de l'élection présidentielle, puis par le résultat des législatives. Quant à la fonction, elle sera ce qu'en fait notre Constitution !

PROPOS RECUEILLIS PAR CÉCILE CORNUDET, FRANÇOISE FRESSOZ, JEAN-FRANCIS PÉCRESSE ET DOMINIQUE SEUX

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Published by Christian BOIS - dans Actualité politique
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