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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 20:21
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« Les deux hommes furent rivaux, sinon ennemis, avant d’être alliés.
Ils scellent la réconciliation idéologique de la droite française »
 
Rarement le suspense n’aura été aussi faible sur le choix d’un premier ministre. En 2002, Jean- Pierre Raffarin n’avait été informé par Jacques Chirac qu’au lendemain de sa réélection. Cette fois, voilà des mois que Nicolas Sarkozy a confié sa décision à François Fillon. Une décision qu’il n’a cessé de lui confirmer au fil de la campagne.
Fillon à Matignon ? Avant d’être officielle – il sera nommé le 17 mai –, l’information a déjà valeur d’évidence. Le tandem des deux quinquagénaires – l’équipe la plus jeune depuis 1980 – semble déjà naturel.
Les deux hommes, pourtant, reviennent de loin et furent rivaux, sinon ennemis, avant d’être alliés, voire amis. En 2002, le trio ChiracJuppé- Raffarin avait choisi de nommer l’élu de la Sarthe numéro trois du gouvernement, afin d’en faire un contrepoids au ministre de l’Intérieur. « C’est vrai que Fillon, c’est l’anti-Sarkozy », ironisait alors Sarkozy, « Je suis populaire, il ne l’est pas. Je réforme, il ne fait rien. » « Il est plus facile d’être populaire en haussant le ton contre les délinquants qu’en s’occupant du chômage » , s’agaçait en retour le ministre de l’Emploi. Des jugements qui témoignaient que le passif n’était pas soldé. En 1999, en effet, après la démission fracassante de Philippe Séguin, Nicolas Sarkozy lui avait proposé une alliance pour prendre la tête du RPR. Fillon avait préféré concourir seul. « Aussi longtemps qu’il m’a cru fort, il a été un soutien déterminé » , racontait le maire de Neuilly dans son livre Libre. Ces
piques appartiennent au passé. L’exercice du pouvoir, au cours du quinquennat écoulé, les a transformés l’un comme l’autre et les a rapprochés l’un de l’autre. Avant 2002, Nicolas Sarkozy et François Fillon appartenaient aux deux traditions opposées de la droite française. Le premier, disciple d’Édouard Balladur, était franchement européen ; le second, premier lieutenant de Philippe Séguin, avait voté non au traité de Maastricht. L’ancienministre du Budget croyait davantage aux vertus de l’économie libérale quand l’ancien ministre de la Recherche plaidait pour le rôle de l’État. Le député des Hauts-de-Seine avait toujours plaidé pour une modernisation, une « normalisation » de la droite quand celui de la Sarthe défendait la spécificité d’une « exception française », issue du gaullisme.
Au pouvoir, les deux hommes ont effectué une mue idéologique. À Bercy, notamment, Nicolas Sarkozy n’a pas tardé à retrouver des vertus à l’intervention de l’État lorsqu’il s’est agi de sauver Alstom ou Sanofi. Rue de Grenelle, François Fillon n’a pas hésité à résister aux conservatismes syndicaux pour mener à son terme la réforme des retraites. En 2004, avec l’appui de l’équipe économique de Matignon, il tenait prêts des projets visant à faire sauter les rigidités du Code du travail afin de donner plus de souplesse au marché de l’emploi. Le « tournant social » décidé par Jacques Chirac après les régionales perdues a laissé dans les cartons des réformes très proches de celles qui figurent aujourd’hui dans la plate-forme présidentielle de Sarkozy. Bref, au gouvernement, Fillon le « gaulliste social » s’est révélé un authentique libéral.
Même évolution sur l’Europe. Fillon l’eurosceptique a soutenu le projet de Constitution ; Sarkozy l’europhile n’a pas hésité, à Bercy puis dans sa campagne à tancer Bruxelles ou la Banque centrale européenne.
À l’aube du nouveau quinquennat, l’harmonie idéologique semble totale entre le président élu et son futur premier ministre. Le programme qu’ils mettront en oeuvre est le fruit de ce travail en commun entamé en 2005, au lendemain de la sortie du gouvernement de celui qui était alors ministre de l’Éducation nationale.
Car, comme souvent, les considérations affectives valent plus que les prises de positions politiques. Fillon, qui venait de résister à la rue sur une réforme de l’école, a vécu comme une humiliation d’être licencié par Jacques Chirac et Dominique de Villepin. Après avoir tant recherché la reconnaissance et l’adoubement de la famille chiraquienne, François Fillon a basculé. Quitte à se voir reprocher de changer une fois de plus de mentor.
Numéro deux de Séguin puis vassal d’Alain Juppé, espoir balladurien puis bon élève chiraquien, le sénateur de la Sarthe accède cette fois-ci à la plus convoitée des places, celle de numéro deux.
Ses rivaux l’imaginent déjà en exécutant discret d’une politique exclusivement décidée à l’Élysée. Il est clair que Nicolas Sarkozy entend incarner une présidence très impliquée dans l’action, comme celle de Valéry Giscard d’Estaing en 1974, quand Chirac était à Matignon.
Mais avec le rythme accéléré des réformes annoncées, un Matignon également actif ne sera pas de trop. Ne serait- ce que pour garantir le succès de ces réformes par un travail constant avec les partenaires sociaux et les acteurs de la vie publique, d’une part, la majorité parlementaire de l’autre. Dès

2002 et dernièrement encore dans son livre La France peut supporter la vérité ( Albin Michel), François Fillon a diagnostiqué que ce n’était pas l’excès de réformes qui menaçait l’équilibre social, mais le manque de détermination à les mettre en oeuvre qui nourrissait le discrédit de la politique. « Moins encore qu’en 2002, nous n’avons pas le droit de gâcher notre victoire » , confie- t- il. Si Nicolas Sarkozy fut hier le premier théoricien de la « rupture » , François Fillon en sera, demain, le premier gardien. 

 Rédacteur en chef adjoint au service politique du Figaro.

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Published by Christian BOIS - dans Actualité politique
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