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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 21:10

Sérénité et détermination pour François Fillon. (Reuters)

Propos recueillis par Jacques ESPERANDIEU et Florence MURACCIOLE
Le Journal du Dimanche

>> Posture ou vraie sérénité? C'est en tout cas un Premier ministre "sans inquiétude" qui a reçu, samedi, à Matignon, le Journal du Dimanche à la veille d'une semaine sociale tourmentée. Tout en se ménageant un rendez-vous dans la soirée avec le président de la République pour préparer "finement" des jours qui s'annoncent difficiles

Pourquoi n'êtes-vous pas allé au conseil national de l'UMP à Pornic?
Parce que je vais travailler ce soir (samedi soir) à l'Elysée avec le président de la République.

Comment vivez-vous cette période de turbulences?
Faire des réformes en France c'est difficile. Mais en même temps, je sais qu'une majorité de Français souhaitent que la France soit modernisée. Ils ont choisi Nicolas Sarkozy et cette majorité pour accomplir ce travail. Personne ne peut prétendre ne pas savoir ce que nous avions l'intention de faire. Nous avons annoncé la couleur de la manière la plus claire qui soit. Ce que l'on veut, avec le président de la République, c'est que la France soit en 2012 parmi les quatre meilleurs pays européens en ce qui concerne la croissance, que le chômage soit inférieur à 5%, que les Finances publiques soient à l'équilibre et que la pauvreté soit réduite d'un tiers. Cela suppose que nous allions de l'avant.

Et pourtant des grèves s'annoncent tous azimuts...
Personne ne pouvait imaginer que la réforme des régimes spéciaux se ferait facilement. C'est une réforme indispensable parce que 25 millions de Français cotisent 40 ans pour obtenir une retraite à taux plein quand 500.000 d'entre eux sont encore à 37,5 annuités alors qu'il n'y a plus de justification à cette situation. Je comprends les réticences des salariés qui sont concernés par ce changement mais le gouvernement a tout mis en oeuvre pour que l'allongement de la durée de cotisations soit le plus acceptable possible: progressivité de la mise en oeuvre de la réforme, assouplissement des conditions de la décote, ouverture des négociations sur l'aménagement des fins de carrière, sur le compte épargne-temps... Notre fermeté, ce n'est pas une posture, c'est une exigence de justice et d'équité.

Mais quand à la veille d'une grève vous dîtes que n'avez plus rien à négocier ne craignez-vous pas le blocage?
Avec les partenaires sociaux, nous avons joué cartes sur table. Dans le passé, on présentait des projets de réforme souvent trop ambitieux et finalement à la sortie d'un conflit on lâchait et on ne gardait que l'illusion de la réforme. Nous ne voulons plus de cela. Nous avons présenté un projet raisonnable. Nous avons été le plus loin possible dans les discussions avec les salariés. Ils savent que le statu quo n'est plus possible.

Comment voyez-vous la suite de ce mouvement?
Je ne fais pas de pronostic sur la durée de la grève. Je compte sur la responsabilité de tous. Il n'y a pas d'autre solution pour sauver les retraites que la réforme. Quand on fait son devoir, on n'a pas peur.

Avec les pêcheurs, en revanche, le président a cédé...
C'est une profession en très grande difficulté en raison de la raréfaction des ressources et parce que l'augmentation du prix du gazole pèse de façon insupportable sur la part qui revient à chaque marin pêcheur. C'est aussi une des professions les plus pénibles, et qui fait partie de notre héritage national. Face à cette situation, le gouvernement avait le devoir de proposer rapidement des solutions pour permettre aux pêcheurs de survivre.

Vous ne craignez pas que les chauffeurs routiers, les taxis demandent la même chose?
Ce ne sont pas des métiers en voie de disparition. Certes, l'augmentation du gazole va peser sur eux et le gouvernement est prêt à en discuter. Mais, contrairement aux pêcheurs, ils ont la possibilité de la répercuter dans leurs tarifs. En outre, nous avons fixé la TIPP sur le gazole professionnel au niveau le plus bas permis par la réglementation européenne.

La hausse du pétrole ne va pas arranger le pouvoir d'achat des Français dont c'est la préoccupation n°1 et qui ne sentent aucune amélioration...
Nicolas Sarkozy a été le premier à pointer ce problème. Au bout de six mois, nous ne sommes qu'à la neuvième minute du match et on a déjà marqué des buts en engageant 39% des promesses de campagne. Pour améliorer le pouvoir d'achat, le gouvernement agit sur trois axes. Avec la défiscalisation des heures supplémentaires depuis le 1er octobre. Avec la lutte contre le chômage: plus il y a de Français qui travaillent, plus le pouvoir d'achat est élevé. Le chômage a baissé en septembre de 1,4%, nous avons le taux historiquement le plus bas depuis vingt-cinq ans. Et enfin avec les négociations salariales. La France est un pays où les négociations salariales sont gelées, nous voulons donc inciter les entreprises à les rouvrir en modulant les allègements de charges.

Mais comment fait-on baisser les prix?
En réformant la loi Galland pour remettre de la concurrence. Luc Chatel présentera sa loi au Parlement avant la fin de l'année. Sur le pétrole, nous ne ferons pas de démagogie: Il n'est pas question d'une TIPP flottante qui serait totalement contradictoire avec le Grenelle de l'Environnement et qui avait abouti à une diminution de 3 centimes le litre mais avait coûté à la collectivité la bagatelle de 2,5 milliards d'euros. Elle a été abandonnée dès 2002. Nous allons plutôt mettre en place dans les meilleurs délais un bonus-malus sur les achats de véhicules. Vous achetez un véhicule propre, vous bénéficiez d'un bonus. Vous achetez un véhicule polluant, vous subissez un malus. Nous allons également doubler la prime à la cuve pour les familles modestes qui se chauffent au fuel. Sur le logement, pour lutter contre la hausse des loyers et faire face à la pénurie nous allons construire 500.000 logements par an. Fin 2007, nous en aurons construit 430.000. Enfin l'APL que touchent 8 millions de Français va augmenter au 1er janvier de près de 3%, ce qui sera l'augmentation la plus importante de ces dernières années.

Malgré tous ces efforts, on assiste à une multiplication des conflits,
êtes-vous inquiet?
J'ai connu dans mon expérience gouvernementale des moments de tension plus forts que ceux-là, où l'opinion publique était beaucoup plus réservée à l'égard des réformes.

A propos du malaise dans les universités, peut-on se contenter de dire, comme certains, que c'est politique?
Je ne fais pas de procès d'intention aux étudiants qui manifestent mais je rappelle seulement que la loi sur l'autonomie des universités a été votée en juillet, dans un climat assez consensuel, avec le soutien des présidents d'université. Et après négociation avec les organisations étudiantes, dont l'UNEF. Soixante universités sur 85 ont décidé de rentrer dans le processus d'autonomie. Je le répète: cette loi ne conduit en aucun cas à la privatisation des universités, en aucun cas à l'augmentation des droits d'inscription, en aucun cas à la sélection en première année, contrairement à ce prétendent certains. Et j'ajoute que, depuis vingt ans, on n'a jamais été fait autant financièrement pour l'enseignement supérieur. C'est la première priorité du gouvernement.

Quant à la carte judiciaire, elle passe mal, même au sein de la majorité...
La réforme de la carte judiciaire est nécessaire, mais pas facile à faire. Quatre Gardes des Sceaux s'y sont déjà cassé les dents. Je comprends que l'on regrette de voir un tribunal fermer. Mais de là à expliquer que sa fermeture va entraîner le déclin économique d'une ville et va changer la vie de ses habitants, c'est exagéré. Une justice efficace, ce n'est pas une question de kilomètres, c'est une justice qui tire les leçons de l'affaire Outreau.

La France en faillite vous assumez?
C'était une image un peu excessive, mais j'ai le sentiment que les Français l'ont comprise.

Quelle est la vérité sur vos relations avec le président de la République, vous avez dit regretter être souvent devancé par lui sur le terrain?
Mais je ne cesse d'aller sur le terrain ! Quant à mes rapports avec le président de la République, ils se sont noués pendant les deux ans où l'on a travaillé ensemble à son programme présidentiel et à son élection. Ces rapports doivent en permanence s'adapter à sa conception de l'exercice du pouvoir. Une conception que j'ai toujours défendue car je suis pour un régime présidentiel. Le président de la République étant élu au suffrage présidentiel, c'est bien lui qui a la légitimité la plus forte pour diriger le pays.

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Published by Christian BOIS - dans Actualité politique
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