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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 12:51
 
 
 

« Les Français approuveront l’ouverture, elle tente
de réduire l’hémiplégie nationale
dénoncée par de Gaulle et Aron »
 
 
Bien des reproches, parfois virulents, qui avaient été faits à Sarkozy pendant la campagne sont tombés d’eux-mêmes. Beaucoup avaient dénoncé un fasciste – Sarko facho ! – un dictateur, un représentant d’une extrême droite refermée sur elle-même et ivre de pouvoir. Il n’y avait qu’à attendre pour constater l’inanité de ces attaques. C’est le contraire qui est vrai : Sarkozy n’est ni un extrémiste ni un apprenti dictateur, c’est un politique.
Du coup, les attaques se sont déplacées. On n’entend plus personne reprocher au président d’agir en dictateur. On lui reprocherait plutôt aujourd’hui de ne pas être assez ferme, de ne pas aller assez vite, de se « chiraquiser ». On lui reproche en vérité des choses contradictoires : tantôt d’être trop libéral, tantôt de ne plus l’être assez ; tantôt d’être trop à droite, tantôt de trop regarder vers la gauche ; tantôt d’être trop obstiné et tantôt de trop consulter ; tantôt de s’obstiner à réformer et tantôt d’y renoncer. Ce qu’on lui reproche au fond, c’est d’être au pouvoir. Il y est, et d’une activité débordante. Il en fait beaucoup. Trop présent ? Il ne semble pas que ce soit l’opinion des Français. Après son élection, sa popularité a encore grimpé. Elle a ensuite décliné, mais elle reste élevée. Malgré les épreuves et les difficultés. Chacun
sait que les Français veulent des réformes en général et les refusent en particulier. Nicolas Sarkozy a contre lui la coalition de tous ceux qui n’ont pas intérêt à voir les réformes entrer dans la réalité. Cela fait beaucoup de monde. Jusqu’à présent, le président a manoeuvré avec un mélange de fermeté et de souplesse qui lui a toujours réussi. Il est pourtant douteux qu’il soit possible d’échapper au gros temps et à une forme plus ou moins développée d’épreuve de force. Il sera bien intéressant de voir Nicolas aux commandes dans la tempête. C’est là, dans l’adversité plutôt que dans le triomphe, qu’il pourra compter ses amis.
Quels sont les problèmes qu’il doit affronter ? En quelques années, nous avons vu se modifier la priorité des urgences. À la sécurité a succédé le chômage, problème réputé insoluble par les meilleurs augures. « Nous avons tout essayé » , disait déjà, découragé, François Mitterrand. Le chômage a baissé. C’est un succès considérable, passé un peu sous silence. Et il baissera encore. La préoccupation majeure, aujourd’hui, c’est le pouvoir d’achat.
La situation économique n’est pas bonne. Peut-être pourrait-on dire que les Français dans leur ensemble font toujours confiance à Sarkozy, mais que la grogne est sensible ici ou là. Pour des raisons très différentes, marins pêcheurs et cheminots, étudiants et électriciens sont également en pointe dans la contestation. La tâche du gouvernement est d’empêcher la coagulation des mécontentements ponctuels. Celle de l’opposition est d’y pousser. Il est très remarquable qu’à la baisse de la popularité du président et du premier ministre répond une baisse de popularité parallèle des leaders d’une opposition tragiquement divisée. Tout le monde descend. Il y a encore quelques mois, les observateurs auraient pu y voir pain bénit pour M. Le Pen. Mais Le Pen baisse autant et peut-être plus que les autres. L’ouverture,
si peu attendue de la part d’un représentant d’une droite musclée, puis si violemment critiquée, d’abord à gauche puis à droite, a sans doute affaibli l’opposition. Elle a transporté au coeur de la majorité une partie de l’opposition extérieure. Elle a détruit le thème d’une droite érigée en clan et refermée sur elle- même. Elle a été un des éléments d’une rupture de style évidente au sein d’une continuité non moins claire. Inévitablement décriée par les socialistes et regardée avec méfiance par l’UMP, l’ouverture sera mise par l’histoire au crédit de Nicolas Sarkozy. D’un côté et de l’autre, les Français l’approuveront d’avoir tenté de réduire l’hémiplégie dénoncée par le général de Gaulle et par Raymond Aron. Un aspect de Sarkozy qui n’a guère été souligné, c’est sa capacité à créer la surprise. Il en joue, naturellement. L’ouverture, qui a fait couler tant d’encre, a été une surprise. Le succès du Grenelle de l’environnement a été une autre surprise. Beaucoup attendaient de Sarkozy un alignement sur Bush, si longtemps réservé sur le protocole de Kyoto. Voilà que le président apparaît comme un apôtre de l’écologie et comme le premier chef d’État déterminé à aller loin dans ce sens. S’il y a une personnalité américaine avec qui il a fait un bout de chemin, ce n’est pas Bush, c’est Al Gore.
Surprise aussi, et succès, dans un domaine où beaucoup, d’un côté comme de l’autre, se méfiaient plutôt de lui : la politique extérieure. Sa première visite de président a été pour Mme
Merkel. Il a tissé des liens assez étroits avec Zapatero, qui est socialiste. Malgré des interprétations hâtives, les rapports avec Poutine semblent équilibrés. Voilà qu’il remporte un triomphe à Washington en parlant aux Américains, républicains et démocrates mêlés, un langage d’amitié qui n’est pas d’allégeance ni de complaisance.
Et surtout, Nicolas Sarkozy aura fait sortir non seulement la France, mais aussi l’Europe de l’impasse où les avait jetées le non français, puis néerlandais de 2005. Ce « non » constitue peutêtre la date la plus importante dans l’histoire de l’Europe depuis la chute du mur de Berlin.
Il s’agissait à la fois d’en tenir compte et de permettre à l’Europe de poursuivre son chemin nécessaire en face des puissances américaine, chinoise, indienne. Le traité simplifié est à porter au crédit de Nicolas Sarkozy. Il sera très difficile aux socialistes, ou au moins à la grande majorité d’entre eux, de se prononcer contre lui. Écologiste et européen, Sarkozy est un obstiné toujours capable d’être là où personne ne l’attend et de créer la surprise.
* De l’Académie française.

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Published by Christian BOIS - dans Actualité politique
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