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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 16:08

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Published by Christian BOIS - dans Statistiques du blog
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commentaires

frances 31/08/2008 16:22

bonjour Christian.Je vous fais suivre un texte que j'ai beaucoup apprécié....à toutes fins utiles.Bien cordialement
AMICALE
des ANCIENS du "8" et du "7"

Général F. CANN
Président
26 rue de la Bergerie 81090 LAGARRIGUE Tél : 05 63 35 36 64 Fax : 05 63 35 80 08

Lagarrigue, le 27 août 2008

Embuscade en Afghanistan

 
ième

compagnie du 8

ième R.P.I.Ma et surtout la polémique qui s’en est suivie (et qui se poursuit)
générée par des journalistes, spécialistes autoproclamés de Défense, m’incitent à vous livrer
quelques réflexions.
Je me devais de les exposer en « 8 » chapitres.
1. Géopolitique.
Ayant découvert, peu de temps avant le siècle nouveau, l’existence d’un groupe du
nom d’Al Qaïda, le monde occidental a soudainement pris conscience, le 11 septembre 2001
avec la destruction du World Trade Center, du potentiel terrifiant de ce groupe prêt à toutes

les actions extrêmes

pour déstabiliser et défaire le monde occidental. Ce groupe Al
Qaïda, originaire d’Arabie Saoudite et du Yémen, a choisi l’Afghanistan pour

sanctuaire
parce que la topographie lui est favorable et que la population a historiquement toujours
rejeté l’infidèle (les lanciers du Bengale dans le Khyber Pass au XIX° siècle et, plus près de
nous, l’armée soviétique).
Par un choix incompréhensible (en dehors de considérations économiques en général
et pétrolière en particulier), les Etats-Unis ont, à la fin de 2001, placé leur effort principal
(3/4 des forces) sur l’Irak et leur effort secondaire (1/4 des forces ) sur l’Afghanistan alors
que des dispositions inverses se seraient avérées plus cohérentes. Il semblerait d’ailleurs
que les deux candidats à la Présidence américaine s’accorderaient sur cette inversion de la
répartition actuelle.
Depuis 2001 les attentats commis au nom d’Al Qaïda n’ont cessé de proliférer, tel un
cancer, de par le monde, l’Algérie étant le dernier pays atteint en cette fin du mois d’août
2008.
Il n’y a aucune raison d’espérer que ces attentats prennent fin demain, de même qu’il
est vain de croire qu’ils vont épargner la France.
Dès lors, l’alternative qui se pose à nous aujourd’hui est d’une simplicité biblique :
2
- ou bien nous tolérons l’existence du sanctuaire afghan d’Al Qaïda en espérant que cette
entreprise terroriste s’essoufflera et s’éteindra d’elle-même.
- ou bien nous décidons d’éradiquer le mal à sa source et de « mettre le paquet » en
Afghanistan.
Cette tragique alternative revêt la forme d’un pari mortel pour notre société dont les
citoyens, mal informés du danger, souhaitent à 55%, comme pour se donner bonne
conscience morale, que nos troupes engagées là-bas soient rapatriées.
2. Géostratégie.
Nous, les Français, nous savons d’expérience qu’une rébellion qui bénéficie du
soutien d’un arrière-pays ne peut-être éradiquée. Le Vietminh en Indochine avait
quasiment gagné la partie dès l’avènement du communisme en Chine en octobre 1949.
Inversement, le F.L.N. n’a jamais pu, quoiqu’il dise, gagner la guerre sur le terrain en
Algérie dès lors que les frontières de ce pays avec la Tunisie et le Maroc avaient été rendues
totalement hermétiques.
L’Afghanistan partage avec le Pakistan une frontière de 1.500 kms en montagne.
Dès lors, la réponse à nos opérations actuelles en Afghanistan ne se trouve ni à Paris, ni à

Washington mais à

Islamabad, capitale du Pakistan. De deux choses l’une :
- ou bien le gouvernement pakistanais accepte la réalisation d’

opérations militaires
conjointes permanentes
et alors la rébellion peut être vaincue,
- ou bien il refuse et alors il faudra que l’Occident renonce avec ses moyens actuels à
combattre ce « tonneau des Danaïdes » et s’organise différemment c’est à dire en doublant
ses effectifs et ceux de l’armée afghane afin de pouvoir contrôler le terrain en totalité.
3. Tactique.
Les principes de la guerre sont immuables : concentration des efforts, économie des
forces et liberté d’action. Actuellement les talibans sont les seuls à pouvoir les appliquer :
ils choisissent l’heure et l’endroit où frapper ainsi que leur mode d’action, ils se concentrent
pour leur opération et se dispersent aussitôt pour s’économiser.
Nous avons connu ce genre de situation en Algérie. Qu’avons-nous fait ? Avec
patience et beaucoup de ténacité, nous avons renversé les rôles en occupant le terrain et en
retournant l’insécurité contre les rebelles.

J’ai vécu ce renversement, comme lieutenant chef de section au 3

 
ième R.P.C. du
colonel Bigeard. Nous nous sommes « immergés » dans le djebel où nous avons pris la place
des rebelles en étant, selon l’expression de notre colonel, « rustiques, souples, félins et
manoeuvriers ». Les experts autoproclamés qu’on voit aujourd’hui à la télévision peuvent
bien se gausser de cette époque en affirmant que nous ne sommes plus à l’heure des « p’tits
gars » (allusion perfide à Bigeard). Je suis désolé mais cette guerre on a beau la baptiser
« asymétrique » (un néologisme militaire qui passe bien dans les salons) il s’agit encore et

toujours de

guérilla. Et là on sait ce qu’il faut faire et surtout ce qu’il ne faut pas faire.
On sait d’expérience que, contre une guérilla ,une opération mécanisée ou motorisée
frappe presque toujours dans le vide, tellement ses prémices sont voyants et bruyants et
surtout parce qu’elle est liée à un réseau routier précaire.
Largement prévenus, les rebelles ont tout leur temps pour prendre le large et
attendre que l’opération prenne fin pour réoccuper le terrain, surtout la nuit. Ces
opérations SOP (Standard Ordning Procedures) de l’OTAN sont immuables. Elles se
réalisent toujours de la même manière et interdisent toute initiative ou improvisation. Elles
3
sont stériles. Les seuls bilans réalisés à ce jour en Afghanistan sont le fait de Forces
Spéciales immergées dans les zones suspectes.
Le bon sens voudrait qu’on oriente nos forces vers une fluidité qui lui permettent
d’occuper le terrain de ces zones suspectes pour y retourner l’insécurité et gêner l’action
des rebelles.
Mais comme nous sommes censés être en Afghanistan pour aider ce pays à accéder

à la démocratie,

l’enjeu dans les zones d’insécurité est la population.
Les opérations de contre guérilla, pour nécessaires qu’elles soient, sont insuffisantes.

Il faut pouvoir les compléter par des

actions de pacification.
Sur ce chapitre aussi nous avons, nous les Français, une solide expérience avec ce
système ingénieux et efficace des Sections administratives spécialisées chargées de prendre
le contrôle des populations jusqu'alors soumises aux rebelles. Leur succès fut patent : je
vous renvoie au remarquable ouvrage du commandant Oudinot « Un béret rouge… en képi
bleu ». En Afghanistan, cette tâche civilo-militaire devrait être assumée par l’armée
afghane … tâche ardue dans un pays qui, en coulisse, produit 22 tonnes d’opium par jour
(8.200 tonnes en 2007, source Figaro 23/08/08).
Très sincèrement, les formes d’action en Afghanistan doivent être modifiées du tout
au tout. Point n’est besoin d’inventer, il suffit de refaire ici ce qui a réussi ailleurs.
Il y a malheureusement dans les armées françaises une allergie à tirer des
enseignements des actions passées :
Le 7 octobre 1950 en Indochine, lors de l’opération de repli de la garnison de

Langson, le 1

er Bataillon Etranger de parachutistes disparut corps et biens dans les
calcaires de Coc Xa. Or, en 1884, le chef de bataillon Gallieni avait interdit, sous quelque
prétexte que ce fut, de traverser cette zone mortelle.
Dans nos armées, l’expérience n’est pas transmissible. Beaucoup plus pragmatiques
et modestes, les Britanniques et les Américains n’hésitent pas à faire appel aux officiers à la
retraite qui ont déjà exercé un commandement dans une zone revenue à l’actualité et, à la
demande, ils organisent un Conseil de véritables experts.
La principale utilité de ces Conseils d’experts n’est pas tellement de suggérer ce qu’il

faudrait faire mais de rappeler ce qu’il

ne faut surtout pas refaire. Du fait de son passé
militaire, notre pays regorge d’experts mais il ne sait pas en profiter. C’est bien regrettable.
4. Le renseignement.
Le règlement de manoeuvre nous apprend que « le renseignement met le chef à l’abri
de la surprise » ce que le général Grant pendant la Guerre de Sécession des Etats-Unis
(1861-1865) illustrait en souhaitant avoir « des officiers qui sachent ce qui se passe de
l’autre côté de la colline ». A Beyrouth, dans les années 80, notre brigade de la Force
multinationale de sécurité a perdu près de 90 de ses hommes sans savoir qui « venait de
l’autre côté de la colline » pour les tuer. Nos services de renseignement affichèrent alors une
ineptie coupable.
Aux extrémités de la gamme des moyens d’acquisition du renseignement se situent le
satellite et les informations données par la population. Cette dernière, terrorisée par les
talibans, ne parle pas. Quant au premier, le satellite, il est inopérant au-dessus d’un
accrochage, en raison même de la fluidité et du caractère contingent de l’action. Restent les
moyens intermédiaires : forces spéciales dans la profondeur, hélicoptères et drones au profit
desquels il faut appliquer un effort urgent et prioritaire car cette gamme de moyens
d’acquisition souffre cruellement d’un déficit grave. Il est criminel de laisser crapahuter nos
unités terrestres en aveugle.
4
5. L’articulation des forces.
C’est avec surprise qu’à l’occasion de l’embuscade de Carmin 2, nous avons appris

que la 4

ième compagnie (carmin) était détachée du 8ième R.P.I.Ma, à 200 kms de là, auprès du
Régiment de Marche du Tchad.
Nous n’avons pas été moins surpris d’apprendre que l’infirmier de Carmin 2 était un

caporal-chef du 2

ième R.E.P. !
Il y a sûrement de bonnes raisons du moment et de circonstances pour expliquer ce
mélange d’unités.
Nous, les « Anciens patrons », nous avons sans cesse lutté avec force, en particulier
dans les années 80, contre le non-respect des filiations organiques. Le « 8 » s’est entraîné

cinq mois durant avec ses quatre unités et, dès son arrivée, il a dû se séparer de sa 4

ième

compagnie, laquelle a « débarqué » au R.M.T. dans un environnement inconnu. La qualité
du R.M.T., largement reconnue, ne saurait être en cause mais a-t-on déjà vu une équipe de
rugby entamer un match avec des joueurs qu’elle ne connaît pas ?
Il est vital à la guerre de ne pas toucher aux structures qui se sont rodées à
l’entraînement.
6. La fausse polémique.

Les Anciens du 8

ième R.P.I.Ma, éprouvés par la mort au champ d’honneur de huit de
leurs jeunes frères d’armes, ont mal vécu l’insidieuse polémique lancée par de faux experts
sur la jeunesse des paras, leur insuffisante préparation et leur mauvaise protection.
a. Il n’y a pas de vieux soldats dans l’infanterie. Depuis sa création en Indochine, le « 8 » a
perdu plus de 500 des siens :
- Michel Bornet, tombé en Indochine, en 1951 n’avait pas dix-neuf ans,
- Michel Lagathu, tué en Algérie, en 1958 avait fêté ses dix-neuf la veille de sa mort,
- Pierre Jacquot, tombé au Sud Liban en 1979, avait 21 ans,
- Jean Carbonnel, assassiné par un sniper à Sarajevo en 1994, avait vingt deux ans,

- Carmin « 2 », (indicatif radio de la section du 8

ième R.P.I.Ma tombée dans une embuscade
en Afghanistan ce 18 août), avait une moyenne d’âge de 24 ans et 8 mois pour un effectif de
11 gradés et 19 paras, ces derniers ayant 20 ans, lesquels se trouvent d’ailleurs humiliés
qu’on leur reproche d’être trop jeunes.

b. La jeunesse n’a rien à voir avec l’ancienneté et l’expérience. Engagés à 18 ans le 1

er juin
2007, les jeunes paras avaient plus de 14 mois de service : 4 mois de formation de base + 3
semaines de stage para + 5 semaines de stage commando. Au sixième mois de service, c’est

à dire le 1

er décembre 2007, la section a rejoint la 4ième compagnie (Carmin) et, depuis le 1er

mars, s’est entraînée jour et nuit pour une seule mission spécifique : l’Afghanistan. De
mémoire de para, nous n’avons jamais vu une unité bénéficier d’un tel préavis, cinq mois en
l’occurrence. Le nombre de fois où nous avons découvert la veille notre mission pour le
lendemain !
J’ajoute au chapitre de l’expérience que le chef de section et son adjoint avaient déjà
accompli dix opérations extérieures et les chefs de groupe et les caporaux, une demidouzaine
en moyenne.
5
c. On dit que les paras étaient mal protégés. Le nouveau CEMAT, le général Irastorza, m’a
dit qu’il y a deux ans, nous aurions eu, selon l’avis des chirurgiens, deux morts de plus à
déplorer : le nouveau gilet pare-éclats (EFB) les a sauvés.
Nous enrageons, nous les Anciens du « 8 », de voir se pavaner à la télévision des
spécialistes autoproclamés de la Défense, qui pour la plupart n’ont jamais tenu un fusil de
leur vie, venir nous expliquer comment il faut faire la guerre. C’est insupportable … je dis
avec force que Carmin 2 n’a pas reculé devant un ennemi largement supérieur en nombre et
qu’elle a ramené ses morts et ses blessés.
Carmin 2 était donc une excellente section.
7. L’inquisition médiatique.
Hier, 26 août 2008, le régiment a accueilli, en son quartier Fayolle, le Président de la
République venu passer une heure pour lui parler et aussi pour rencontrer les familles. Les
survivants de Carmin 2, blessés légers et valides étaient sur les rangs : il paraît que c’est
une règle Otan de rapatrier une section « traumatisée » (quelle entreprise c’eut été en
Indochine et en Algérie !). A la dislocation, on vit une meute de journalistes s’abattre avec
avidité sur ces pauvres gars qui se demandaient bien ce qui leur arrivait. Et ces
journalistes en mal de copie s’évertuaient, sans gêne, à arracher à nos paras quelques
reproches ou autre récriminations contre le commandement susceptibles d’être
triomphalement exploités dans la presse. Manque de chance pour les journalistes, nos
jeunes ne tarirent pas d’éloges pour leur chef de section, l’adjudant Evrard, ainsi que pour

leur gradés avec lesquels ils vivaient en permanence depuis plus de quatorze mois (1

er juin
2007). On voyait dans leurs regards que l’admiration était sincère. Leurs yeux s’embuaient
lorsqu’ils évoquaient le souvenir de leur trois caporaux-chefs, Buil, Grégoire et Penon,
tombés sous leurs yeux.
Ce jeu de la culpabilisation déteint des médias vers les instances dirigeantes. J’ai
sous les yeux l’éloge funèbre prononcé le 21 août aux Invalides par le Président de la

République ; je cite : « …

en tant que chef des Armées, je n’ai pas le droit de considérer la
mort d’un soldat comme une fatalité. Je verrai les familles dans quelques minutes, je veux
qu’elles sachent tout. Elles y ont droit. Je veux que vos collèges ne se retrouvent jamais dans
une telle situation. Je veux que tous les enseignements soient tirés de ce qui s’est passé … » .

Hier, au quartier Fayolle il a dit (je cite de mémoire) : «

assurer les familles que toute
la lumière serait faite sur les circonstances de l’embuscade et les responsabilités établies ».

Les militaires présents ont mentalement complété : «

et les coupables seront punis ».
Vouloir traiter les circonstances d’une embuscade dans une opération de guerre
comme celles d’un accident civil de la route est une dérive inquiétante pour les chefs
militaires. S’ils doivent se retrouver « en taule » pour avoir débordé par la gauche au lieu
d’avoir manoeuvré par la droite, la source de recrutement de nos officiers risque de se tarir
rapidement.
8. La ferveur d’une ville.
Vieille ville de garnison, Castres (le castrum romain) a dévoilé, de façon admirable et
émouvante, sa véritable nature.
Dès l’annonce du drame, le Maire a fait mettre en berne tous les drapeaux de la ville
et a ouvert un livre d’or à l’hôtel de ville. Le 20 août au soir, il fallait faire une heure de
queue pour accéder au registre.
Les murs grillagés du quartier Fayolle furent dans la journée recouverts de fleurs par
des automobilistes et des piétons anonymes.
6
L’office oecuménique célébré le 23 août matin a regroupé un millier de fidèles dans la
cathédrale Saint Benoît et tout autant de personnes sur le parvis où avait été dressé un
écran géant. Ce mardi soir 26 août, le C.O. (club de rugby local) accueillait l’Aviron
Bayonnais pour son premier match de championnat. Les tribunes populaires étaient

bordées d’une énorme affiche : «

Loin des yeux, près du coeur, tous avec nos gars du « 8 » ».
Le speaker fit observer une minute de silence après avoir demandé au Président du
Club , Monsieur Revol, au Maire de la ville, Monsieur Bugis et au Lieutenant-colonel
Meillan, commandant en second du régiment, de venir prendre place au centre de la
pelouse. A l’issue de la minute de silence, il demanda au public d’applaudir le « 8 » pendant
une minute également, lequel public, debout, se prit au jeu : c’est à qui applaudirait le plus
fort !
Il faut voir dans tous ces signes d’amitié l’aboutissement d’une harmonie forgée entre
les Maires et les Chefs de corps successifs, depuis l’arrivée du Régiment en août 1963.
Depuis cette date, et surtout depuis 1969, année où débuta la professionnalisation du « 8 »,
plus de deux cents cadres et parachutistes ont pris leur retraite à Castres et dans les
environs immédiats.
Ils ont exercé une seconde carrière dans les entreprises locales où ils se sont fait
apprécier pour leur ponctualité, leur politesse, leur solidarité et leur conscience
professionnelle.
Ils ont, pour la plupart, épousé des Castraises avec lesquelles ils eurent en moyenne
trois enfants de sorte que cette communauté particulière d’un millier de personnes, digne et
fière d’elle-même, est devenue un solide maillon de la chaîne socio-économique locale.
Cette complicité, longtemps mûrie, a eu pour apothéose le parrainage officiel du « 8 »
par « sa ville » en 1999. Depuis lors, les paras du « 8 » portent sur l’épaule droite l’écusson
aux armes de la ville dont la devise est : « Debout » et qui, associée à celle du « 8 », donne
étrangement :
« Volontaires Debout »
Il y a en France des coins où il fait bon vivre.





(18 août 2008)
L’accrochage qu’a douloureusement vécu en Afghanistan une section de la 4

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