PARIS (Reuters) - La France a été battue 14-9 par l'Angleterre samedi en demi-finale de la Coupe du monde de rugby au Stade de France.
Le XV de la Rose défendra son titre en finale samedi prochain contre le vainqueur du match entre l'Afrique du Sud et l'Argentine dimanche.
Cueillie à froid par un essai de Josh Lewsey dès la deuxième minute sur une hésitation de Damien Traille, la France se reprend avec deux pénalités de Lionel Beauxis
pour atteindre la pause avec un maigre avantage d'un point (6-5).
Après une pénalité de chaque côté, Jonny Wilkinson manque l'occasion de refaire passer l'Angleterre en tête lorsque son drop tape le poteau, juste avant l'heure de
jeu.
L'ouvreur anglais reprend ses habits de sauveur de l'Angleterre dans les 10 dernières minutes, en passant une pénalité puis un drop offrant la victoire 14-9 aux
champions du monde en titre.
Dans la foulée du podium Raquil-Djhone en individuel, l'équipe de France (avec Mbarké et Keita) a obtenu l'or en collectif, une grande première depuis 1969. Sur le 4x100m, si les Françaises n'ont pas relié l'arrivée, les hommes ont pris le bronze. Les Bleus repartent de Göteborg avec un bilan mitigé : 4 médailles en or, 1 en argent et 3 en bronze.
Un grand bravo à l’équipe de France pour « son parcours exceptionnel ». « Les Bleus ont fait vibrer la France durant un mois. Ils sont allés jusqu’au bout de l’aventure et il s’en est fallu d’un cheveu » pour accéder à la victoire.
Un grand bravo également à Amélie Mauresmo pour sa victoire exceptionnelle ce week-end au tournoi de Wimbledon. Amélie Mauresmo entre ainsi dans la légende. Elle est la première Française à enlever ce titre depuis la victoire de Suzanne Lenglen en 1925.
Nicolas Sarkozy Ministre d’Etat, de l’Intérieur et de l’Aménagement du Territoire Président de l’Union pour un Mouvement Populaire 9 juillet 2006
Depuis le début de la Coupe, j'ai suivi tous les matchs en famille. Comme tout le monde, j'ai serré les dents, encouragé, bondi de joie et de fierté. On est en finale ! On n'attendait pas la France, et la voici qui s'impose avec détermination et technique. Notre pays aime déjouer les scénarii écrits à l'avance. Le talent de nos joueurs est évident. Mais il y a surtout, au sein du groupe, un état d'esprit. Rien n'arrête une équipe soudée qui a la rage de vaincre et qui au surplus garde la tête froide. Pour moi, Zidane n'est pas qu'un artiste éblouissant le jeu. Il incarne à la perfection cet orgueil décidé et méthodique qui fait la force de l'équipe de France. Je me souviens lorsqu'il m'a offert son maillot à l'occasion d'un derby opposant le Real de Madrid à l'Atletico dans le magnifique stade Santiago Bernabeu… Zinédine est devenu le symbole de cette France plurielle que j'aimerais voir émerger au quotidien. Mais au-delà du symbole, il est touchant de voir que c'est un homme de cœur qui soit le visage de la France qui gagne. Il y a en lui une générosité et une fermeté intérieure, et je crois que ce sont précisément ces deux qualités qui seront décisives face à l'équipe italienne. Cette finale va être dure. Je dois me rendre au Maroc pour la Conférence Euro-Africaine sur les migrations. Mais ce soir en regardant le match, je croiserai mes dix doigts pour nos Bleus. J'ai aussi une pensée pour Raymond Domenech. Il a été critiqué. Il a tenu. C'est une belle leçon…
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